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Alsacien et allemand : Pour une définition plus inclusive de la langue régionale

Dernière mise à jour : 21 sept.

Des insuffisances de la définition du Recteur Deyon


Régulièrement, je constate que « les Bretons, les Basques et les Corses prennent des initiatives novatrices pour sauver leur langue, alors que les Alsaciens continuent de perdre du temps et de l’énergie à s’écharper sur la définition de la leur », avec d’un côté ceux qui estiment que l’allemand n’est pas langue d’Alsace, et de l’autre ceux qui, étrangers au concept d'inclusivité, scandent que l’alsacien n’en est pas une, puisque dialecte.


Un avatar de la psychanalyse de l'Alsace qui se reproduit périodiquement entre militants sur les plateformes de média sociaux...parce que notre définition du Recteur Deyon de 1982 n'a pu s'adapter à l'évolution de la perception sociale ayant validé un concept de langue alsacienne et aussi parce que l’Alsacien confond à merveille rigueur et rigidité.


En 1985, Andrée Tabouret-Keller[1] (1929-2020), relève dans son article « Classification et hiérarchisation des langues en Alsace » la complexité des attitudes et des représentations. Si elle appelle en 1985 à ne pas demander aux classifications et à leurs termes ce qu’ils ne sauraient donner, elle coordonnera en 1997, une publication sur les enjeux de la nomination des langues. Parmi les huit contributions à cette publication, une intervention d’Arlette Bothorel-Witz sur les enjeux de la nomination des langues – français, allemand et « parlers dialectaux » en Alsace, qui distingue la dimension officielle (la dénomination des langues dans des textes réglementant l’enseignement des langues à l’école élémentaire) et la dimension subjective du processus de dénomination.


Nous nous retrouvons aujourd'hui dans une situation où des Alsaciens vous expliquent que la course[2] pour la langue régionale[3] qui se prépare en Alsace en 2022, s’inspirant des courses pour la langue basque et langue bretonne, ne peut pas être nommée "course pour la langue alsacienne", parce que la langue alsacienne n’existe pas et qu’il faut par conséquent utilisé l'expression « course pour la langue régionale d’Alsace »[4]. Pas de doute : cela va rassurer nos enfants et leur identité linguistique…et les participants en général de courir pour une langue aussi impersonnelle et que l'on a pas le droit de nommer.


Or, on peut légitimement penser que la dimension officielle de la dénomination de la langue régionale issue des textes réglementant l’enseignement de cette langue à l’école élémentaire (allemand expression écrite des dialectes) ne devrait pas empêcher la tolérance pour une dimension plus subjective plus en phase avec la perception sociale de cette langue (langue alsacienne).


Il n’y a aucun intérêt, aucune rationalité, en 2021 à interpeler ceux qui utilisent la dénomination « Langue alsacienne », pour leur imposer la terminologie « allemand dialectal », ou « langue régionale d’Alsace » plutôt qu’alsacien. Parce que nous serions ainsi le seul territoire germanophone du monde à ne pas disposer d’une dénomination distinguant clairement et géographiquement son allemand dialectal alors que nos voisins parlent de Bàdisch, Bayerisch ou encore Luxemburgisch...


La peur de la dénomination « langue alsacienne » n’est pas plus rationnelle aujourd’hui que la peur qu’ont les jacobins de nos langues régionales. Cette peur est irrationnelle. Parler de langue alsacienne ne doit en rien remettre en cause le rapport entre allemand standard et dialectal. La vulgarisation terminologique « langue alsacienne » ne doit en rien remettre en cause la distinction linguistique « standard versus dialecte ».


De quoi ont peur les initiateurs des premières classes bilingues français-allemand pour imposer une vision aussi rigide de la terminologie linguistique ?


En appelant cette course autrement que « course pour la langue alsacienne » nous nous privons d’un supplément d’âme clé d’une appropriation populaire. Qui a envie d'aller courir pour un concept aussi abstrait que "l’allemand dialectal" ?


Pour former des adultes à intervenir en « alsacien » (terme qui ne traduit aucune contestation de la place dans le continuum dialectal allemand) dans les crèches et maternelles, j’ai souligné la nécessité de solliciter auprès de l’éducation nationale un diplôme de compétence linguistique en alsacien (DCL alsacien) pour le distinguer du DCL allemand qui existait déjà. Rappelons que, déjà en 1951, l’alsacien était exclu des dispositions de la loi Deixonne car dialecte d’une grande langue européenne déjà enseignée. Néanmoins, l’instauration en 1985 d’une option « alsacien » au baccalauréat a prouvé que l’on pouvait nommer notre langue « alsacien », sans porter atteinte au statut de l’allemand comme expression écrite de l’alsacien. Cela n’empêche pas le linguiste de préciser que l’alsacien est de l’allemand dialectal.


Pour former des adultes futurs acteurs des activités périscolaires dans la diversité dialectale alsacienne, il faut recourir à des graphies permettant de transcrire cette diversité (Orthal). On ne peut représenter graphiquement la variété dialectale alsacienne par le recours exclusif à l’allemand standard. La rigidité suicidaire de certains puristes a poussé jusqu’à vouloir débaptiser le « DCL alsacien » en « DCL allemand dialectal » jusqu’à ce qu’un linguiste souligne la difficulté d’obtenir un « DCL allemand dialectal » qui présente l’inconvénient de ne donner aucune indication géographique sur le territoire linguistique incriminé et de risque finalement d’être rejeté pour risque de doublon avec le « DCL allemand ».


Ce qui est aujourd’hui assez contradictoire, c’est que ceux-là même qui craignent que la reconnaissance d’une terminologie « langue alsacienne » exclurait l’allemand, ne se sont jamais, durant 30 ans, inquiétés d’une définition de la langue régionale d’Alsace assez floue pour traduire le bilinguisme par une intervention exclusive en allemand, sans aucune incidence, ou en tout cas mineure, sur la pratique de l’alsacien. Cette contradiction est insupportable.


En 2021, je trouve encore un article dans lequel on prétend vouloir sauver l’alsacien par l’allemand…Alors que 30 ans d’enseignement bilingue à parité français–allemand ont montré qu’il n’y a pas d'effet de vase communiquant sur la pratique de l’alsacien par les enfants. Tout au plus, les parents se félicitent que leur enfant comprenne un peu l’alsacien, quand la plupart regrettent l’absence totale d’alsacien dans tout le cursus bilingue de la maternelle au bac. Le désert standard.


Prétendre aujourd’hui sauver l’alsacien par une immersion exclusive en allemand semble aussi aléatoire que prétendre sauver le français en Louisiane par une immersion précoce en latin. Si les Québécois avaient reconstruit à partir de 1968 par une immersion en français standard, le québécois serait mort aujourd’hui. C’est bien par la préservation du québécois que le français a été réenraciné au Canada. Je reste persuadé que l’immersion totale en alsacien – pardon, « en allemand dialectale alémanique ou francique » - sera le meilleur moyen de réenraciner l’allemand comme langue d’Alsace. Et quand, dans 50 ans, tous les enfants parleront alsacien et allemand, le problème ne se posera plus. Ils diront tous qu’ils parlent « Ditsch ». Mais, en attendant, arrêtons de nous torturer. L’urgence est ailleurs et consiste à offrir des des expositions/immersion en alsacien à nos enfants durant la période 0-10 ans.


L’erreur initiale de 1990


Le mauvais virage, me semble-t-il, a été pris en 1990, quand les fondateurs de ABCM Zweisprachigkeit ont manqué de courage et de vision en prenant le raccourci (qui s’est avéré un détour) de résumer l’intervention en langue régionale à l’allemand exclusivement, qui plus est en se bridant à du bilinguisme paritaire (12 heures/12 heures) alors que toutes les autres écoles associatives de France fonctionnaient en immersion complète. Certains - moi compris, lors de dizaines de réunions d’information menées entre 1990 et 1999 - propageaient cette croyance populaire que l’immersion en allemand allait automatiquement provoquer un redémarrage de la pratique de l’alsacien… Or l’allemand est nourricier après 7 ans quand l’alsacien est pratiqué, plus quand il est mort.


D’ailleurs tout était clair dans la dénomination. Là où les écoles associatives bretonnes (Diwan), occitanes (Calendrette), catalanes (Bressola) et basques (Ikastola) annonçaient clairement la valeur ajoutée de la dimension identitaire en utilisant la langue parlée garante d’un supplément d’âme salvateur pour la politique linguistique, la terminologie ABCM Zweisprachigkeit, marquait par sa froideur abstraite, l’absence de référence à la langue parlée et au territoire alsacien....le non-enracinement.


L’alsacien absent dans le nom d’une école destinée à sauver l’alsacien…


« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », écrivait Boileau. Justement cette dénomination, avec le recul, témoigne de l’absence de vision ou de courage des créateurs d’ABCM en 1990. Si officiellement les fondateurs d’ABCM en 1990 arguaient que l’enseignement à parité suffirait à nourrir la pratique de l’alsacien, un de ses piliers n’hésitait pas à confier qu’il ne fallait pas perdre de temps avec l’alsacien, car l’alsacien était foutu. En somme, en aparté on expliquait dès le départ ce manque d’ambition avec un projet initial de donner un bon niveau d’allemand aux enfants d’Alsace, afin d’en tirer les meilleurs bénéfices en termes de plein emploi et de relations transfrontalières avec la suisse et le Pays de Bade, ce qui était déjà un noble projet, avouons-le.


Tous les différends de terminologie qui subsistent aujourd’hui sont le fruit de ce mensonge initial, qui consistait à prétendre vouloir sauver l’alsacien alors que la pratique exclusive de l’allemand ne le permet pas. Si l'immersion en alIemand n'a pas préservé la pratique du badois ou du bavarois, comment espérer qu'une immersion partielle en allemand puisse préserver l'alsacien? Or un rapide inventaire des pratiques et des situations permet de noter que les seuls territoires au monde dans lesquels les enfants pratiquent les variantes dialectales sont ceux qui ont instauré une immersion dans ses variantes sur la période 0-6 ans.


Lors d’un conseil d’administration des écoles immersives ABCM à Ingersheim au printemps 2019, j’ai proposé de réfléchir à un nouveau nom de nature à donner une dimension plus en phase avec les revendications identitaires, en proposant « Tomi Ungerer Schüel ». Peut-être que l’idée fera son chemin. Les parents de Schweighouse ont bien compris la valeur ajoutée de cette dimension alsacienne en affichant sur le fronton de leur école un immense panneau « Unseri Schüel ». « ABCM Schüel » plutôt que "Zweisprachigkeit" serait un pas dans la bonne direction. En attendant, l'Alsace reste la seule région à parler de "bilinguisme" abstrait, là où les autres régions nomment leur langue concrètement.


Je dois reconnaître que l’équipe d’ABCM - et son trio de mousquetaires Sarbacher, Lux, et Rudio - a fantastiquement redressé la barre pour tirer parti de la valeur ajoutée et le supplément d’âme de l’immersion en alsacien mise en place en 2017. Et les premières évaluations ont été plus que concluantes (Projet "PILE" mené en coopération entre plusieurs université du Rhin Supérieur) . Avec l’immersion en alsacien, langue que l’on trouve encore dans l’entourage, le vocabulaire en langue régionale s’est étoffé plus vite et l’apprentissage de l’allemand est devenu plus naturel dans la foulée. 26 ans de perdu pour un péché originel. D'ailleurs, on peut noter que la présidente d'ABCM dans un article de l'Alsace paru en septembre 2017 annonçant l'immersion en alsacien en maternelle regrettait qu'ABCM n'a pas eu le courage de sauter ce pas linguistique à sa création en 1991.


Imaginez, avec le recul, si nous étions partis avec l’immersion totale en alsacien en 1991 au lieu de la parité allemand-français ? Le paysage militant serait transformé, nous aurions des centaines, peut-être des milliers d’enfants dialectophones…et des milliers de parents dans les manifestations. Et très certainement aurions-nous aucune difficulté à trouver les enseignants et enseignantes nécessaires pour foncer vers la généralisation de l’enseignement bilingue à parité public français-allemand avec des aides maternelles s’exprimant en alsacien. Il y aurait aussi probablement une forte demande de parents pour l’immersion alsacien-allemand dans le public.


Ce qui me chagrine le plus, ce n’est pas que nous ayons manqué de courage en 1990 en 1991, mais que nous continuons à nous autocensurer sur une terminologie qui pourrait être salvatrice en termes d’inclusion en évitant des frustrations interminables. Pourtant chez les parents d’ABCM originaires de toutes les régions de France et de nombreux pays, c’est clair : « Allemand le lundi, alsacien le mardi » et le recours au terme alsacien ne remet en rien en cause le statut de l’allemand, langue de la Heimet. Des enfants originaires des Pays de Loire scolarisés à ABCM Ingersheim ont appelé leur chat Schmutz, « parce que la prononciation est identique en alsacien et en allemand » (même si le sens est différent), m’ont-ils expliqué s’amusant à jouer de la proximité phonétique. Ils apprendront plus tard les liens entre allemand standard et dialectal et sauront que l’alsacien est un dialecte allemand, tout en étant une langue à part entière (réalité linguistique incontournable, puisque pour un linguiste, tout moyen de communication orale, qu’il s’agisse d’un patois ou d’un dialecte, est une langue à part entière). A partir du moment où la science nous confirme que le dialecte alsacien est une langue à part entière, il n’y a aucune raison rationnelle de s’opposer à ce que l’on nomme ce dialecte alsacien notre langue alsacienne. "Ce n'est pas parce que c'est une pomme que ce n'est pas un fruit" pour reprendre une expression chère au président du Schickelé mosellan.


Pièges et traumatismes : Allemand et alsacien


Je comprends les craintes et les peurs. Comprendre ne veut pas dire justifier. Car en 1990 et 1991 ceux qui s’opposaient au bilinguisme utilisaient cet argument fallacieux.

« L’alsacien ce n’est pas de l’allemand, notre langue c’est l’alsacien, l’allemand n’est pas la langue de l’Alsace ». Des personnes n’ayant aucun intérêt pour l’alsacien, utilisaient ce stratagème sémantique pour miner le développement de l’enseignement bilingue. Aujourd’hui, ce traumatisme reste présent de telle façon que la simple revendication de la dénomination « alsacien » ou « langue alsacienne » est suspectée de germanophobie[5].


Dans leur irrationnalité panique, les promoteurs de la dénomination officielle exclusive prennent la posture de prêtres-censeurs jacobins pour nous expliquer que c’est notre histoire particulière qui nous interdit de parler de langue alsacienne, alors que nos voisins parlent de langues badoise (Bàdisch), bavaroise (Bayerisch) ou luxembourgeoise, avec pourtant les mêmes dispositions linguistiques et rapports avec l’allemand standard. On est dans une irrationnalité, en tout cas dans une regrettable rigidité.


Le 15 juillet 2021, le nouvel ambassadeur du Luxembourg auprès des Nations Unies présente sa lettre de créance : « né en 1974 à Nancy, je parle couramment le français, le luxembourgeois et l’allemand ». Linguistiquement le rapport du luxembourgeois à l’allemand est le même que celui de l’alsacien à l’allemand. Mais si demain, je devais présenter ma lettre de créance en tant qu’ambassadeur de l’Alsace auprès des Nations Unies, je ne pourrais écrire que je parle alsacien et allemand, sans me faire houspiller. Tout au mieux devrais-je écrire « allemand standard et dialectal ». Alors que le recours au terme alsacien ou langue alsacienne a l’avantage de promouvoir une originalité linguistique qui participe de l’attractivité du territoire alsacien.


Cette confusion entre rigueur et rigidité doit aujourd’hui cesser. Rien n’explique ni ne justifie que le statut de l’allemand en Alsace puisse être menacé par le recours à la terminologie « langue alsacienne ». Mais pour rassurer les uns et les autres, il conviendrait de s’entendre sur une définition plus inclusive de la langue régionale d’Alsace qui tienne compte des subjectivités.


Retrouver une vue plus objective et sereine en faisant attention à deux pièges


Aujourd'hui, face à la crise de confiance entre partisans de l’alsacien exclusif et ceux de l’allemand exclusif, il faut éviter deux pièges :


Piège 1 : Faire croire que l'alsacien n'est pas de l'allemand, et que l'allemand ne serait pas langue d'Alsace, ce qui viendrait à nourrir un négationnisme que les jacobins rêvent de voir ériger en vérité ;


Piège 2 : Une définition rigide de la langue régionale excluant le terme « alsacien » qui se traduit par une exclusion de fait de l’alsacien dans les actions de politiques linguistiques[6]. Prétendre que parler de langue alsacienne est une menace au statut de l’allemand comme langue régionale de France n’est plus un raisonnement acceptable.


Fort de 30 années de militantisme, papa de deux filles scolarisées en immersion en allemand et alsacien, et de deux années d’études de linguistique dans le cadre d’une licence et maîtrise d’anthropologie, dont dialectologie, à l’université de Strasbourg, il me semble qu'une définition plus inclusive et plus en phase avec la perception sociale contemporaine, de notre langue pourrait être :




« La « langue alsacienne », c’est l’ensemble des dialectes alémaniques et franciques d’Alsace dont l’allemand standard est une expression écrite historique, aux côtés des graphies harmonisées permettant de refléter la réalité de la diversité dialectale ».


La langue alsacienne et la langue allemande sont ainsi les deux versants d’une même langue régionale d’Alsace.


Il me semble que la définition du Recteur Deyon de 1982 : « Il n'existe en effet qu'une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l'expression écrite est l'allemand », est source de différends interminables et d’interprétation subjectives qui divisent les Alsaciens. Un amendement prudent de cette définition, ne mettant en rien en cause le statut historique de l’allemand comme langue historique de l’Alsace, serait de nature à disposer d’une définition plus en phase avec les perceptions sociales et nous rappelleraient que l’alsacien (langue parlée) doit avoir sa place dans les politiques linguistiques à mettre en place.


Si demain nous voulons sauver notre langue alsacienne, il faudra des incitations à l’immersion en crèche en alsacien et non des « incitations en langue régionale » avec le risque d’y voir exclusivement dispensé de l’allemand – à nouveau, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et plus personne ne devrait croire en 2021 que nous allons augmenter le nombre d’enfants locuteurs en alsacien dialectal par de l’immersion exclusive en allemand standard en crèche alors que 99% des enfants qui arrivent en crèche sont monolingues francophones.


Références :


[1] Tabouret-Keller, Andrée, Le nom des Langues de la nomination des langues I, Louvain-La-Neuve, Peeters, 1997, coll. : Bibliothèque des cahiers de l’Institut linguistique de Louvain [2] Les fonds recueillis lors de la course sont destinés à financer des projets favorisant l'immersion linguistique en allemand et en dialecte à la maternelle et à soutenir des projets participant au développement de la langue régionale d'Alsace. [3] Course de relais ouverte à tous qui traversera l’Alsace, de jour comme de nuit, sur un parcours de 375 km de Bâle à Wissembourg, durant le week-end de la Pentecôte 2020 organisée par l’association www.Sprochrenner.alsace ; [4] Le site internet du programme Interreg - https://www.interreg-oberrhein.eu/projet/sprochrenner/ - parle néanmoins de « Stafettenlauf für die alemanischen Dialekte » [5] Le contraire étant vrai aussi, sachant que l’on peut voir des défenseurs de l’alsacien exclusif affubler les promoteurs de « l’allemand langue régionale » de pangermanistes. [6] il me semble contradictoire de sous-titrer en alsacien des noms de villages en allemand standard (Marlenheim par Màrle, par exemple) alors que les panneaux et plaques de rue du village en français ne le sont pas.


Thierry Kranzer


 

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